Conseil des Gouverneurs
Programme d'études de base
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11. Réalisation du premier thème : normes minimales acceptables en Mathématiques et en Sciences
Manifestement, le seul défi que pose la réalisation des objectifs de base dans ces matières consiste à établir une norme pour les étudiants en Arts. Le Groupe de travail a confirmé que la norme minimale établie ci-après pour les étudiants en Arts est déjà dépassée de beaucoup dans tous les cas par les étudiants en Génie et en Sciences.
Le Doyen des sciences, en consultation avec le Doyen des Arts, a proposé un plan que le groupe de travail a modifié quelque peu au cours de ses échanges, et qui est maintenant considéré comme tout à fait acceptable. Il permet aux étudiants en Arts d'acquérir des compétences de base en mathématiques, logique, sciences et technologie de l'information.
À l'heure actuelle, les étudiants en Arts suivent l'équivalent de sept cours d'un semestre en mathématiques et en sciences. Toutefois, pour diverses raisons, cela ne permet pas de couvrir suffisamment les notions élémentaires. Plus particulièrement
- certains cours, y compris SCF100A, sont inadéquats (soit trop simples, ou trop faciles, selon l'avis de chacun), et
- il existe un trop grand choix de cours à option. Il est plutôt proposé ce qui suit :
Cours obligatoires :
En première année :
- conserver MAF 100, qui porte sur le calcul différentiel et intégral, sous réserve de changements mineurs. Il s'agit d'un cours qui porte sur deux semestres (ce qui est équivalent à deux cours d'un semestre). Il faudrait y introduire certains aspects de la probabilité continue.
- remplacer le cours très peu exigeant de Sciences 100 (à peine un soupçon de sciences) par un cours de logique et d'algèbre d'un semestre, dispensé peut-être sur une base multidisciplinaire, mais fondé en partie sur les cours MAF 109 et MAF 220B, qui existent déjà. Il faudrait introduire dans ce cours certains aspects de la probabilité discrète.
En deuxième année :
- À la place d'un des cours à option en Sciences, présenter une introduction à la technologie de l'information. Ce cours est déjà dispensé aux étudiants de niveau supérieur, INF 360. (cours d'un semestre)
Cours au choix contraint :
En deuxième, troisième et quatrième années :
Un cours additionnel chaque année, choisi parmi les cours de chimie, physique, technologie de l'information ou mathématiques. Les cours de chimie ou de physique seraient remaniés de façon à inclure des statistiques appliquées pertinentes à cette discipline. (cours d'un semestre chaque année)
Le principe sous-jacent consiste à terminer ses études avec certaines connaissances de base dans tous ces domaines, et avec la possibilité d'un apprentissage un peu plus approfondi dans au moins l'un d'eux. Les principes suivants s'appliquent :
- Un étudiant qui n'a pas suivi de cours secondaire de niveau supérieur en physique ou en chimie (ou acquis un autre apprentissage équivalent) devrait suivre au moins un cours dans chacune de ces disciplines pendant sa deuxième, troisième ou quatrième année d'études. De cette façon, un étudiant arrivé avec très peu de connaissances en sciences aura suivi sept cours d'un semestre en calcul, logique, technologie de l'information, physique et chimie, mais un seul cours de niveau supérieur dans ces domaines. Ainsi, même un étudiant qui possède des connaissances très limitées en sciences pourrait compléter un « mini-thème » dans un domaine scientifique, en dépassant quelque peu la norme élémentaire dans cette matière, toujours avec seulement sept cours d'un semestre. Il pourra, s'il le souhaite, suivre un huitième cours dans l'un ou l'autre de ces domaines pour parfaire les connaissances déjà acquises et ainsi compléter deux « mini-thèmes ».
- Un étudiant qui a suivi des cours secondaires de niveau supérieur en physique et en chimie (ou l'équivalent) pourrait suivre trois cours, que ce soit en physique, chimie, technologie de l'information ou mathématiques, pourvu que le deuxième (et le troisième, le cas échéant) cours universitaire dans l'une ou l'autre des quatre disciplines soit fondé sur le cours élémentaire dans cette discipline. Cette condition représente un préalable. Cela offre passablement de possibilités d'élaboration de thèmes.
- Il en va de même pour un étudiant qui a suivi un cours secondaire de niveau supérieur en chimie ou en physique (ou l'équivalent), sauf que l'un des trois cours au choix contraint en sciences suivi en deuxième, troisième ou quatrième année devra être le cours élémentaire dans le domaine « manquant ». Tout étudiant de ce groupe, sans suivre plus de sept cours, pourra compléter un maximum de deux « mini-thèmes ». Ici encore, s'il le souhaite, il pourra suivre un huitième cours en mathématiques ou sciences.
À l'intérieur de ce programme, les sept (ou huit) cours d'un semestre permettront à l'étudiant d'acquérir des connaissances minimales dans des domaines où son intérêt n'est pas principalement porté. L'application de ce contenu minimal dans tout programme de Sciences ou de Génie fournit la preuve que les étudiants inscrits dans ces facultés auront toujours atteint cette norme de base en mathématiques et en sciences.
Dans le domaine des Arts, les étudiants en administration des affaires représentent un cas particulier. Le cours de logique MAF 220B faisait déjà partie de leur programme (quoique le département d'administration des affaires pourrait envisager de remplacer ce cours par le nouveau cours de première année), et l'un de leurs deux cours obligatoires de méthodes quantitatives est essentiellement un cours de probabilité et de statistiques. Le cours additionnel de méthodes quantitatives qu'il leur faut suivre portera à huit le nombre minimum d'équivalents de cours d'un semestre en mathématiques et en sciences pour ce groupe. Ces changements permettront par conséquent d'offrir à ce groupe davantage de souplesse et de choix
De façon générale, l'approche susmentionnée offre une grande souplesse, car l'étudiant qui a été mieux préparé au secondaire a davantage l'occasion de compléter un baccalauréat spécialisé et d'acquérir des connaissances dans des matières plus avancées. Ceci est toutefois moins vrai en ce qui concerne les mathématiques, car le cours Mathématiques 100 demeure obligatoire. Certains étudiants inscrits en Arts au CMR ont déjà vu une bonne partie du contenu du cours MAF 100, alors que d'autres n'ont aucune connaissance en calcul. L'une des possibilités envisagées est la modularisation du cours MAF 100 et l'introduction de certaines composantes d'autoformation, ceci afin de permettre aux étudiants qui sont mieux préparés d'avancer plus vite et d'atteindre un niveau plus élevé, même à l'intérieur de ce seul cours. Si cette approche réussit, on pourra l'appliquer à d'autres matières.
