Conseil des Gouverneurs

Programme d'études de base

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1. Deux commentaires préalables

Le présent rapport est fondé sur et constitué par des éléments du Rapport intérimaire présenté au Conseil le 24 novembre 1998 et du Rapport d'étape du 29 janvier 1999 qui a été présenté au Conseil le 16 février 1999. Par conséquent, plusieurs parties du présent rapport sembleront familières.

Tel que convenu lors de la réunion du Conseil du 16 février 1999, le présent rapport est décrit comme « provisoire ». Cela tient à une incertitude quant à la structure et au contenu finals de la période de formation et d'instruction de 13 mois précédant l'entrée au CMR (modèle de leadership amélioré ou MLA) qu'élaborent actuellement les FC. Le présent rapport décrit un programme de base réalisable et utile, fondé sur l'axiome du moment, c'est-à-dire sans MLA. Quelques modifications mineures devront y être apportées lorsqu'on connaîtra les détails d'un MLA finalisé.

La création du MLA ou de tout autre programme similaire ne modifie pas fondamentalement la tâche ou le rapport du Groupe de travail. Elle pourrait, toutefois, diminuer certaines contraintes de temps imposées aux élèves-officiers du Collège, en favorisant l'acquisition plus rapide d'une langue seconde, en apportant des mesures correctives qui combleraient certains manques sur le plan des qualifications acquises au cours secondaire et en permettant l'enseignement de quelques parties du programme de base, y compris un cours de base en Histoire militaire canadienne.

2. Le Groupe de travail

Le Groupe de travail a été créé par le Conseil au début d'octobre 1998. Les noms des huit membres qui le composaient au début sont énoncés dans le Mandat distribué précédemment. Le représentant du CEMAT a été remplacé après la première réunion.

Des réunions ont eu lieu les 8 et 23 octobre, les 9 et 16 novembre, le 26 janvier et le 22 février. Les trois premières réunions ont duré de cinq à six heures, la quatrième environ sept heures et les deux dernières, environ quatre heures et demie. Doyens et directeurs ont eu l'occasion de rencontrer les membres du Groupe de travail. De nombreuses recherches et consultations ont été menées par les membres avant la tenue de chaque réunion. Le 18 février, une réunion d'environ deux heures a regroupé les membres civils du Groupe de travail et le Conseil de la faculté du Collège.

L'objectif principal du Groupe de travail, tel qu'énoncé dans le Mandat, consiste à « élaborer un programme d'études de base suivant la recommandation du Groupe d'étude du Conseil des gouverneurs et identifier les facteurs et évaluer les répercussions de l'implantation d'un tel programme au CMR ».

En effet, l'on s'attend à ce que le Groupe de travail donne suite à la Recommandation 13 et, dans une certaine mesure, à la Recommandation 14 du rapport du Groupe d'étude.

3. En quoi consiste le programme de base?

La Recommandation 13 suggère que le programme de base représente environ 30 p. 100 d'un programme type menant à un diplôme. Dans les commentaires qui accompagnent la Recommandation 13, il est question de matières obligatoires plutôt que de cours obligatoires et du fait que le programme de base s'étendra sur les quatre années d'études. À la lumière de ces commentaires, il est clair que les mathématiques et les sciences sont une absolue nécessité (« doivent être bien représentées ») et qu'il faille traiter de « sujets comme les affaires internationales, le leadership, l'histoire militaire, la théorie militaire, la technologie de l'information, la technologie et la stratégie d'avant-garde », bien que l'on retrouve plus loin dans le texte des propos sur le bien-fondé du droit militaire, de la culture transnationale, de la Formation civique, ainsi que des références précises à l'éthique, souvent dans le cadre du leadership.

Pour le Groupe de travail, il est clair que l'Annexe F du Rapport du Groupe d'étude est un guide ou un exemple, et non une recette. Il en est question à la page 40 du rapport comme d'une « liste possible de sujets à considérer ». Le Groupe de travail continue de croire qu'un « programme d'études de base » représente dans certains domaines essentiels le contenu minimal que tous les élèves-officiers doivent acquérir. Il ne faudrait pas en conclure que tous les élèves-officiers doivent suivre une même série spécifique de cours. Il est certainement possible qu'un cours destiné à un groupe particulier subsume le contenu entier d'un autre cours dispensé à un autre groupe, et soit par conséquent plus complet. Si les deux cours satisfont aux exigences minimales, il n'est absolument pas nécessaire que des étudiants qui ont de meilleures connaissances dans une matière particulière s'astreignent à suivre un cours dans sa version allégée ou élémentaire. Compte tenu de cette observation sur la distinction qu'il faut établir entre contenu de base et cours de base, il est peu réaliste et peu souhaitable de définir un programme d'études de base comme une liste bien précise de cours.

4. Deux thèmes à l'intérieur du programme de base

En outre, il est clair que le programme de base renferme deux thèmes distincts. Le premier est une norme minimale en mathématiques et en sciences (également considérées comme englobant la logique et la technologie de l'information) que tous les officiers diplômés du CMR doivent atteindre. Les mathématiques devront nécessairement inclure le calcul de base ainsi que les probabilités et statistiques.

Le second thème regroupe les exigences de base dans le domaine des lettres et sciences humaines, des sciences sociales et des sciences sociales appliquées, qui sous-tendent la profession de militaire dans un contexte canadien. Des sources diverses le décrivent comme comportant des éléments de divers domaines comme la formation civique, le gouvernement canadien, le droit militaire, les affaires internationales, des questions et aptitudes interculturelles (y compris la langue), diverses autres études sociales, l'histoire du Canada, l'histoire militaire, la théorie, la stratégie, le leadership et l'éthique militaires. Ce contenu peut être dispensé par des cours spécifiques aux matières traitées, ou intégré à d'autres cours sur la base des exemples et problèmes utilisés comme outils d'enseignement dans une vaste gamme de disciplines.

Enfin, le programme de base tel que décrit ci-après facilite l'obtention d'un diplôme composé, formé par exemple d'une majeure en Arts et d'une mineure en Sciences, ou d'une majeure en Sciences et d'une mineure en Arts.

5. Dans quelle mesure propose-t-on d'accroître la portée du programme de base?

Bien qu'on n'ait pas à ce sujet de données précises, il semblerait que les éléments du programme de base occupent actuellement entre 15 et 20 p. 100 du programme d'études. La Recommandation 13 suggère que le programme de base pertinent sur le plan militaire doit occuper environ 30 p. 100 du pilier des études pour l'obtention d'un diplôme. Arpès avoir soigneusement étudié la question, nous croyons que l'on devrait et que l'on peut hausser ce pourcentage, sans perturbation majeure. (MANDAT 5b.)

En comptant les « cours obligatoires », on sous-estime la proportion du contenu de base, parce qu'on ne tient pas compte du contenu acquis par l'intégration de matières de base dans des cours qui ne sont pas pour la majorité des cours obligatoires. Cependant, et en tenant compte seulement des cours obligatoires, 30 p. 100 du pilier des études pour l'obtention d'un diplôme ne représentent que de 14 à 18 cours d'un semestre, ou l'équivalent, selon le programme.

Comme on le verra plus loin, en vertu du programme que nous proposons, les étudiants en Arts suivront des cours précis jugés adéquats pour un programme de base allant au-delà de cette norme, dont au moins sept seront en mathématiques/sciences. Quant aux étudiants en Génie, ils suivront au moins dix équivalents de cours d'un semestre portant sur les matières de base des sciences humaines/sciences sociales, tout en suivant beaucoup plus de cours en mathématiques et en sciences que les étudiants des Arts. Ainsi on peut dire que les étudiants en Génie recevront beaucoup plus que 17 équivalents de cours « obligatoires » et les étudiants en Arts, au moins 19. Il est plus facile d'inclure les matières obligatoires dans le programme des étudiants en Sciences que dans celui du Génie; le chiffre 17 représente donc la norme minimale pour ce groupe également.

De plus, l'intégration dans d'autres cours d'exemples et de matières s'appliquant au domaine militaire, qui va déjà bon train et qui s'effectuera plus rapidement en raison du rôle accru que l'on entend faire jouer aux étudiants de deuxième cycle, permettra de hausser le pourcentage réel, parce qu'une bonne part de la matière pertinente au domaine militaire touche des sujets de base.

6. Trouver du temps pour le programme de base

a) Synergie

Par synergie, nous faisons référence aux possibilités que les élèves-officiers consacrent leur temps à l'atteinte d'un double, voire même d'un triple objectif. Il existe en effet une possibilité de synergie entre le domaine des études et le domaine militaire, selon laquelle des questions ou exemples militaires peuvent figurer dans des cours universitaires pour lesquels des crédits sont émis, (Recommandation 30 du Groupe d'étude) ou, selon laquelle des activités de formation ont un contenu pédagogique (Recommandation 28 du Groupe d'étude). Une synergie est également possible entre les activités de formation et les activités d'aptitudes physiques militaires, bien que ce ne soit pas là l'objet du présent rapport. Enfin, une synergie est possible entre les cours universitaires et l'acquisition d'aptitudes en langue seconde (Recommandations 25c et e du Groupe d'étude).

Le recours à des synergies est l'une des techniques essentielles pour libérer le temps nécessaire à l'intégration d'un programme de base plus détaillé sans imposer aux élèves-officiers un stress additionnel ou les amener à s'acquitter de leurs responsabilités de façon superficielle.

b) Trouver du temps à l'intérieur des programmes sans entraîner de conséquences néfastes

Avant même que le Groupe de travail ne se réunisse, le Doyen du Génie avait déjà effectué un important travail d'avant-projet qui laissait entrevoir la possibilité de libérer jusqu'à 200 AU (unités universitaires) dans les programmes de Génie, pour l'intégration du programme de base, sans répercussions importantes sur le plan de l'accréditation du CACE. Ceci libérerait un autre 8 à 9 p. 100 d'un programme type de Génie pour d'autres cours obligatoires, en plus de ce qui se fait aujourd'hui. Les données avancées par le Doyen sont corroborées par des données antérieures obtenues pour toute la gamme des programmes de Génie au moment de leur dernière accréditation. En outre, les hypothèses du Doyen ont été confirmées par deux consultants de l'extérieur hautement reconnus.

On note également que le Groupe d'étude estimait qu'une diminution du temps accordé à l'exercice pourrait permettre de libérer un plus grand nombre de périodes. La dernière phrase de la page 45 du rapport se lit comme suit : « Nous recommandons fortement que le programme d'exercice soit examiné soigneusement afin de réduire de façon substantielle le nombre d'heures consacrées à cette activité ». Toutefois, certains sont d'avis que cette réduction devrait servir principalement à alléger l'horaire très chargé des élèves-officiers. Il faut résister à la tentation d'ajouter des obligations officielles chaque fois que se crée une période libre.

7. La mise en application d'un programme de base entraîne-t-elle la création de nombreux nouveaux cours?

Il est probable que très peu de cours, le cas échéant, devront être créés à partir du tout début. La plupart des objectifs du programme de base peuvent être atteints par des méthodes autres que le simple ajout de nouveaux cours. Dans certains cas, la modification de cours existants pourrait s'avérer tout aussi efficace. Parfois, il s'agit simplement de supprimer un cours ou de restreindre un choix, afin que ce qui était autrefois un cours à option devienne cours obligatoire pour un groupe précis, et fasse partie par conséquent du programme de base.

À ce stage, une conclusion essentielle s'impose: la majeure partie de la matière que nous souhaitons intégrer au programme de base est déjà présente dans un ou plusieurs cours actuellement offerts. Les problèmes de conception auxquels nous avons dû faire face consistaient principalement à

  1. faire en sorte que les matières exigées soient regroupées dans un nombre de cours suffisamment restreint, et
  2. concevoir un programme qui ne permette pas de se soustraire à certains cours de base (pas aussi facilement qu'on pouvait le croire à prime abord). Ce dernier point implique clairement une légère diminution du nombre de choix.

Une autre constatation importante est qu'un plus grand nombre de cours actuellement offerts sont pertinents sur le plan professionnel et reliés de façon tangible au programme de base que ce qui avait été estimé au départ. Toutefois, il est possible et souhaitable d'accroître l'utilisation d'exemples et de sujets pertinents sur le plan professionnel, en particulier au cours des années supérieures, et cela est tout à fait conforme à la fois à la liberté universitaire et à d'excellence scolaire.

8. Le rapport entre le programme de base et la description des exigences militaires fondamentales - O (DEMFO)

Afin de donner suite à l'alinéa 6a (1) du mandat, le Groupe de travail a étudié la DEMFO et reçu du SREIFC une séance d'information sur son application courante et sur l'orientation qu'elle semble prendre. La DEMFO n'est en aucune façon un programme d'études universitaires, mais plutôt une liste de contrôle qui énonce les normes et notions minimales dans une vaste gamme de connaissances et d'expériences (surtout pratiques) sans préciser comment les diverses composantes sont acquises. En outre, il est évident que le niveau DP1, dont une grande partie de la matière répondrait à la norme de la DEMFO, n'est pas de niveau universitaire.

Cependant, on note une importante concordance entre les principales matières du programme de base et les normes professionnelles figurant aux pages 3-7, 3-10, 3-16, 3-23 et 3-32 de la DEMFO, en particulier celles qui touchent le DP2, et dans une moindre mesure le DP3.

Toutefois, l'inclusion de ces matières dans le programme de base du premier cycle au Collège ne signifie aucunement que, lorsqu'elles seront traitées plus tard dans le cadre professionnel, il faudra s'attendre à une exemption automatique ou à des crédits antérieurs pour les diplômés du CMR. Cela pourrait s'avérer peu judicieux. Les matières étudiées à l'université, sans une vaste expérience empirique, ont un impact différent que celles qui sont transmises dans le cadre de programmes de perfectionnement professionnel après une expérience de vie beaucoup plus grande.

L'on s'attendrait plutôt à ce qu'une connaissance antérieure du sujet permette aux diplômés du CMR de contribuer de façon particulièrement marquée au perfectionnement du groupe au cours de l'étape du « perfectionnement professionnel », améliorant ainsi l'expérience pour l'ensemble de la cohorte et haussant la norme régissant l'acquisition de ces connaissances et aptitudes requises dans l'ensemble des FC.

De plus, la DEMFO établit à la fois une norme minimale et un point limite en carrière pour ces acquisitions. Il est important pour toute unité de compter au moins quelques officiers qui ont des connaissances plus approfondies de ces domaines à une étape de leur carrière antérieure à celle qui est absolument requise en vertu des normes professionnelles.

9. Répercussions possibles de la période de 13 mois préalable à l'entrée au CMR actuellement envisagée/élaborée à Ottawa (Modèle de leadership amélioré)

Le Groupe de travail a été très bien informé de l'évolution du MLA. Nous ne sommes pas en mesure de commenter sur son efficacité possible dans la préparation des candidats qui empruntent les autres voies d'admission. Nous ne pouvons prédire non plus ses répercussions sur le recrutement d'élèves-officiers pour le CMR. Bien que le présent rapport énonce les changements nécessaires à l'implantation d'un nouveau programme de base sans MLA, ce qui suit présente les changements que la plus récente version de MLA apporterait au présent rapport.

Si cette période de 13 mois était répartie de la façon proposée actuellement, les « diplômés » du MLA arrivant au CMR en première année seraient plus matures (à l'exception des candidats à l'année préparatoire), mieux informés au sujet des choix possibles de GPM, davantage bilingues et auraient profité de mesures correctives pour combler les écarts sur le plan des choix de cours ou niveaux de réalisation à l'école secondaire (nivellement du terrain). Ils auraient déjà également atteint un niveau raisonnable d'exercice. En outre, ils auraient déjà probablement acquis certains équivalents de cours d'un semestre (au niveau de la première année universitaire) dans des domaines du programme de base. Tout ceci aurait des répercussions positives pour le Collège.

Tout d'abord, cela créerait une certaine disponibilité. Une diminution des besoins sur le plan de l'exercice pourrait libérer du temps et réduire par conséquent les contraintes imposées à cet égard aux élèves-officiers, tel que susmentionné en 6 b). L'acquisition antérieure de crédits pour un à quatre demi-cours du programme de base pourrait permettre un plus grand choix de cours au Collège, ou le traitement plus en profondeur matières importantes sur le plan militaire, pour accroître ainsi les connaissances au niveau DP2 (voir ci-après).

De plus, grâce au MLA, les élèves-officiers devraient avoir atteint à leur arrivée au CMR de plus hauts niveaux de bilinguisme que ceux qu'ils acquièrent actuellement au cours de l'été précédant l'entrée en première année. Dans le cas des élèves-officiers anglophones en particulier, cet avantage ne peut être maintenu que si le Collège fait des efforts valables pour offrir un milieu vraiment bilingue. De plus forts taux de bilinguisme pourraient influencer l'enseignement. Le 9 novembre dernier, le Doyen des Services universitaires a indiqué au Groupe de travail que, même à l'heure actuelle, la grande majorité des élèves-officiers atteignent les niveaux de bilinguisme requis (BBB) au plus tard à la fin de la troisième année, et qu'un grand nombre d'entre eux y parviennent à la fin de la deuxième année. L'amélioration que cette réalisation déjà très importante pourrait raréfier dorénavant la redondance de cours en quatrième année et rendre automatique et sans controverse la majeure partie du moins de la Recommandation 25 c) du Groupe d'étude. En outre, cela libérerait jusqu'à cinq heures par semaine de temps consacré à l'apprentissage d'une langue seconde pour tout élève-officier qui atteint le niveau souhaité; ce qui, dans certains cas, se produit vers les débuts du programme. Ce temps pourrait être consacré à d'autres fins, ou servir à alléger l'horaire très chargé imposé aux élèves-officiers.

Les plans actuels élaborés pour le MLA inclus une année préparatoire à Saint-Jean pour ceux qui en ont besoin (ceux qui ont complété une 11e année au Québec et n'ont pas fréquenté le cégep, ainsi que les diplômés d'écoles secondaires de certaines autres régions ou de certains programmes). Nous craignons que l'insertion d'une première année de cégep dans le MLA ne restreigne l'acquisition d'autres connaissances pour ce groupe plus jeune. Il est certain que pour tous les autres groupes, le MLA ne remplace pas même une grande partie d'une année universitaire, et ne permet pas, par conséquent, d'obtenir un baccalauréat spécialisé après trois ans au CMR. L'année d'application du MLA ne se déroulera pas sans effort. Afin de maintenir la crédibilité à l'égard des normes, toutes les composantes pédagogiques du Modèle devront être soigneusement validées et contrôlées par le Collège, qui devra également approuver et superviser le personnel militaire qui dispense ces cours. Le Groupe de travail estime qu'il serait pratique que l'ensemble du personnel d'exploitation du MLA rendent compte au Commandant du Collège.

Le Groupe de travail sait également que certains défenseurs du MLA espèrent qu'il pourra créer un courant favorisant l'acquisition d'un baccalauréat général de trois ans au Collège. Bien que cela excède notre mandat, nous avons certains commentaires à ce sujet. Même si le Groupe de travail continue de croire, comme nous l'avons dit plus haut, qu'on ne peut insérer un programme spécialisé dans une période de trois années universitaires au Collège, même avec l'amélioration de certains cours du MLA, il est toutefois très possible d'y obtenir un baccalauréat général (et même un baccalauréat général suffisamment enrichi). Quelques mises en garde s'imposent toutefois :

  1. Le baccalauréat général ne s'applique évidemment qu'aux étudiants en Arts ou en Sciences, et non aux étudiants en Génie.
  2. On doit maintenir les masses critiques en quatrième année dans les divers programmes, bien qu'avec l'expansion prévue du nombre d'étudiants de premier cycle, cette inquiétude pourrait s'avérer injustifiée. Toutefois, même si le nombre d'admissions annuelles au premier cycle augmente de 1,6 par rapport au nombre actuel (Recommandation 5 du Groupe d'étude), et que, par rapport au ratio du contingent de base actuel, un nombre plus petit de ces nouveaux arrivés s'inscrivent en Génie, ceci signifierait toujours une limite de 50 à 80 diplômés par année au programme du baccalauréat général.
  3. La qualité des candidats recrutés au CMR diminuerait de façon marquée si on laissait entendre qu'un bon étudiant qui souhaite compléter une quatrième année et obtenir un baccalauréat spécialisé pourrait être forcé de terminer en troisième année et d'accepter un baccalauréat général. En ce qui a trait au baccalauréat général, le libre choix doit être la règle, sauf dans les cas de faible rendement sur le plan des études. Toutefois, il est vraisemblable qu'un nombre raisonnable de candidat s'inscriront au baccalauréat général.
  4. Il se peut que certains élèves-officiers qui obtiennent un baccalauréat général souhaitent compléter plus tard un baccalauréat spécialisé. Le programme des Études permanentes du Collège doit être prêt à traiter certains de ces cas.
  5. Le programme d'études de base élaboré dans le présent rapport représente beaucoup plus que 30 p. 100 d'un programme de baccalauréat général. Comme ce programme de base est jugé essentiel à la formation d'officier, il devra être pleinement intégré au programme du baccalauréat général, dont il représentera environ 50 p. 100. Il s'agira par conséquent d'un baccalauréat général comportant peu de choix.
10. Mise en application des parties c et e de la Recommandation 25 (MANDAT 6a2))

Au Collège, on n'a jamais été aussi prêt de mettre en application la Recommandation 25c. À l'heure actuelle, un nombre important de cours à options (cours au choix) sont dispensés en français seulement ou en anglais seulement. Évidemment, bien qu'un étudiant puisse compléter un programme de baccalauréat en suivant des cours dans une seule langue, un nombre beaucoup plus grand de cours au choix sont offerts à celui qui tentera de suivre certains cours dispensés dans sa langue seconde. En outre, un étudiant qui suit des cours dans sa langue seconde peut rédiger les examens ou les projets dans la langue de son choix, et peut également poser des questions ou demander de l'aide dans la langue de son choix; il en a tout à fait le droit. Il est ainsi plus facile de suivre des cours dans sa langue seconde.

Actuellement, les cours obligatoires sont dispensés dans les deux langues officielles, mais malgré tout, à l'occasion, des étudiants se portent volontaires pour ne former qu'un seul groupe lorsque le nombre d'inscriptions est peu élevé.

Il ne fait pratiquement aucun doute que le bilinguisme continue d'augmenter au Collège. Nous avons été informés de la récente mise en application d'évaluations régulières des progrès de chaque élève-officier à l'égard de la norme prescrite. Ceci, évidemment, permet d'éviter les surprises désagréables en fin de programme. Le Collège aura recours davantage à d'autres activités pour accroître encore la pratique du bilinguisme. Tel que mentionné à la section 9, la grande majorité des élèves-officiers sont tout à fait capables de vivre et de travailler dans les deux langues officielles à la fin de la troisième année.

Étant donné que la mise en application partielle de fait de la Recommandation 25c est déjà en place, et que la Loi sur les langues officielles peut être interprétée comme empêchant une mise en application complète, le Groupe de travail a examiné deux approches visant à poursuivre davantage l'application de la Recommandation 25c.

La première approche consisterait à officialiser les attentes en matière de normes linguistiques avant la fin de la troisième année. Si tel était le cas, les élèves-officiers entrant en quatrième année seraient officiellement bilingues, et la mise en application de la Recommandation 25c, même pour les cours obligatoires, deviendrait relativement simple; le fait d'exiger des personnes officiellement bilingues pour travailler dans les deux langues est aussi valable en quatrième année qu'après l'obtention du diplôme. Toutefois, en raison des craintes bien légitimes du Gouvernement du Canada concernant les pressions qui accroissent la possibilité d'assimilation par les francophones, la portion des cours offerts en français devrait être d'environ 50 p. 100, tel que prévu en 25c.

Trois facteurs pourraient permettre d'atteindre plus facilement la norme en matière linguistique à la fin de la troisième année, but difficile à atteindre présentement. Le premier est l'effet à long terme des changements apportés au programme d'acquisition d'une langue seconde déjà en place. Le deuxième réside dans l'incertitude récente quant à la façon dont sera définie à l'avenir la norme requise en matière de bilinguisme pour les élèves-officiers. Le troisième est la composante linguistique du MLA.

La seconde approche analysée par le Groupe de travail consiste à faire en sorte que le programme de base oblige tout étudiant à suivre un petit nombre (peut-être trois) de cours d'un semestre dans sa langue seconde au cours de ses quatre années universitaires, en partie pour apprendre à acquérir des connaissances dans des conditions légèrement défavorables, une aptitude tout à fait pertinente à la formation d'officier. Il se pourrait bien que la Loi sur les langues officielles n'interdise pas une telle approche. Cela n'équivaudrait pas à une mise en application complète de la Recommandation 25c, mais ce serait un pas considérable dans cette direction.

Dans l'un ou l'autre cas, le fait de suivre des cours dans sa langue seconde permettrait inévitablement une meilleure acquisition pratique de la langue seconde, tant chez les francophones que les anglophones, mais tout particulièrement chez les anglophones, qui verraient leur niveau d'aptitudes linguistiques tendre vers (sans toutefois l'atteindre) celui des francophones.

Idéalement, les efforts d'enseignement de la langue seconde seraient concentrés pendant les trois premières années universitaires. Ceci entraînerait une autre conséquence positive. Dans le cas des programmes très complets comme le programme de Génie, on libère cinq heures par semaine en quatrième année. Il serait ainsi possible de redistribuer le travail prévu au programme et d'alléger ainsi certaines contraintes actuelles.

Dans son Rapport intérimaire, le Groupe de travail note que le recteur a chargé un comité distinct, présidé par M. Bardon, de lui recommander des méthodes pour la mise en application de la Recommandation 25e. Une première communication entre le groupe de travail et ce comité a permis de déterminer l'approche qu'il comptait étudier :

  1. À l'heure actuelle, le fait d'atteindre la norme en matière de langue seconde donne lieu à une annotation sur le relevé de notes, et à une note « A », mais le coefficient de pondération est nul. Par conséquent, cela ne peut ni influer sur la moyenne ni remplacer un autre cours.
  2. Étant donné la difficulté de composer avec le programme de base et les besoins des programmes individuels, il n'est pas utile que des réalisations dans l'acquisition d'une langue seconde supplantent d'autres cours. Toutefois, il est fort acceptable d'attribuer une pondération aux divers degrés de compétence en langue seconde aux fins de calcul de la moyenne de l'étudiant.
  3. Il est proposé d'établir deux autres points de repère adéquats excédant la norme requise actuelle de BBB. La réalisation de ces nouveaux objectifs pourrait être démontrée de diverses façons, y compris par un examen fondé sur l'expérience.
  4. Les annotations sur les relevés de notes, accompagnées de la cote « A », seraient communiquées, comme c'est le cas actuellement, pour la norme en vigueur, et seraient prises en considération pour le calcul de la moyenne de l'année concernée, mais ne pourraient remplacer aucun cours.
  5. Si l'un des deux points de repère plus élevés était atteint, il y aurait également une annotation, accompagnée aussi d'un « A » et d'une pondération, mais elle pourrait être utilisée pour hausser la moyenne de n'importe quelle année du programme, selon la décision de l'étudiant. Cela ne pourrait non plus remplacer aucun cours.

On a confié à ce comité la responsabilité d'élaborer une proposition détaillée, et d'expliquer les rôles des enseignants et des professeurs de langue. Il devrait présenter son rapport au Recteur sous peu.

11. Réalisation du premier thème : normes minimales acceptables en Mathématiques et en Sciences

Manifestement, le seul défi que pose la réalisation des objectifs de base dans ces matières consiste à établir une norme pour les étudiants en Arts. Le Groupe de travail a confirmé que la norme minimale établie ci-après pour les étudiants en Arts est déjà dépassée de beaucoup dans tous les cas par les étudiants en Génie et en Sciences.

Le Doyen des sciences, en consultation avec le Doyen des Arts, a proposé un plan que le groupe de travail a modifié quelque peu au cours de ses échanges, et qui est maintenant considéré comme tout à fait acceptable. Il permet aux étudiants en Arts d'acquérir des compétences de base en mathématiques, logique, sciences et technologie de l'information.

À l'heure actuelle, les étudiants en Arts suivent l'équivalent de sept cours d'un semestre en mathématiques et en sciences. Toutefois, pour diverses raisons, cela ne permet pas de couvrir suffisamment les notions élémentaires. Plus particulièrement

  1. certains cours, y compris SCF100A, sont inadéquats (soit trop simples, ou trop faciles, selon l'avis de chacun), et
  2. il existe un trop grand choix de cours à option. Il est plutôt proposé ce qui suit :
Cours obligatoires :
En première année :
  1. conserver MAF 100, qui porte sur le calcul différentiel et intégral, sous réserve de changements mineurs. Il s'agit d'un cours qui porte sur deux semestres (ce qui est équivalent à deux cours d'un semestre). Il faudrait y introduire certains aspects de la probabilité continue.
  2. remplacer le cours très peu exigeant de Sciences 100 (à peine un soupçon de sciences) par un cours de logique et d'algèbre d'un semestre, dispensé peut-être sur une base multidisciplinaire, mais fondé en partie sur les cours MAF 109 et MAF 220B, qui existent déjà. Il faudrait introduire dans ce cours certains aspects de la probabilité discrète.
En deuxième année :
  1. À la place d'un des cours à option en Sciences, présenter une introduction à la technologie de l'information. Ce cours est déjà dispensé aux étudiants de niveau supérieur, INF 360. (cours d'un semestre)
Cours au choix contraint :
En deuxième, troisième et quatrième années :

Un cours additionnel chaque année, choisi parmi les cours de chimie, physique, technologie de l'information ou mathématiques. Les cours de chimie ou de physique seraient remaniés de façon à inclure des statistiques appliquées pertinentes à cette discipline. (cours d'un semestre chaque année)

Le principe sous-jacent consiste à terminer ses études avec certaines connaissances de base dans tous ces domaines, et avec la possibilité d'un apprentissage un peu plus approfondi dans au moins l'un d'eux. Les principes suivants s'appliquent :

  1. Un étudiant qui n'a pas suivi de cours secondaire de niveau supérieur en physique ou en chimie (ou acquis un autre apprentissage équivalent) devrait suivre au moins un cours dans chacune de ces disciplines pendant sa deuxième, troisième ou quatrième année d'études. De cette façon, un étudiant arrivé avec très peu de connaissances en sciences aura suivi sept cours d'un semestre en calcul, logique, technologie de l'information, physique et chimie, mais un seul cours de niveau supérieur dans ces domaines. Ainsi, même un étudiant qui possède des connaissances très limitées en sciences pourrait compléter un « mini-thème » dans un domaine scientifique, en dépassant quelque peu la norme élémentaire dans cette matière, toujours avec seulement sept cours d'un semestre. Il pourra, s'il le souhaite, suivre un huitième cours dans l'un ou l'autre de ces domaines pour parfaire les connaissances déjà acquises et ainsi compléter deux « mini-thèmes ».
  2. Un étudiant qui a suivi des cours secondaires de niveau supérieur en physique et en chimie (ou l'équivalent) pourrait suivre trois cours, que ce soit en physique, chimie, technologie de l'information ou mathématiques, pourvu que le deuxième (et le troisième, le cas échéant) cours universitaire dans l'une ou l'autre des quatre disciplines soit fondé sur le cours élémentaire dans cette discipline. Cette condition représente un préalable. Cela offre passablement de possibilités d'élaboration de thèmes.
  3. Il en va de même pour un étudiant qui a suivi un cours secondaire de niveau supérieur en chimie ou en physique (ou l'équivalent), sauf que l'un des trois cours au choix contraint en sciences suivi en deuxième, troisième ou quatrième année devra être le cours élémentaire dans le domaine « manquant ». Tout étudiant de ce groupe, sans suivre plus de sept cours, pourra compléter un maximum de deux « mini-thèmes ». Ici encore, s'il le souhaite, il pourra suivre un huitième cours en mathématiques ou sciences.

À l'intérieur de ce programme, les sept (ou huit) cours d'un semestre permettront à l'étudiant d'acquérir des connaissances minimales dans des domaines où son intérêt n'est pas principalement porté. L'application de ce contenu minimal dans tout programme de Sciences ou de Génie fournit la preuve que les étudiants inscrits dans ces facultés auront toujours atteint cette norme de base en mathématiques et en sciences.

Dans le domaine des Arts, les étudiants en administration des affaires représentent un cas particulier. Le cours de logique MAF 220B faisait déjà partie de leur programme (quoique le département d'administration des affaires pourrait envisager de remplacer ce cours par le nouveau cours de première année), et l'un de leurs deux cours obligatoires de méthodes quantitatives est essentiellement un cours de probabilité et de statistiques. Le cours additionnel de méthodes quantitatives qu'il leur faut suivre portera à huit le nombre minimum d'équivalents de cours d'un semestre en mathématiques et en sciences pour ce groupe. Ces changements permettront par conséquent d'offrir à ce groupe davantage de souplesse et de choix

De façon générale, l'approche susmentionnée offre une grande souplesse, car l'étudiant qui a été mieux préparé au secondaire a davantage l'occasion de compléter un baccalauréat spécialisé et d'acquérir des connaissances dans des matières plus avancées. Ceci est toutefois moins vrai en ce qui concerne les mathématiques, car le cours Mathématiques 100 demeure obligatoire. Certains étudiants inscrits en Arts au CMR ont déjà vu une bonne partie du contenu du cours MAF 100, alors que d'autres n'ont aucune connaissance en calcul. L'une des possibilités envisagées est la modularisation du cours MAF 100 et l'introduction de certaines composantes d'autoformation, ceci afin de permettre aux étudiants qui sont mieux préparés d'avancer plus vite et d'atteindre un niveau plus élevé, même à l'intérieur de ce seul cours. Si cette approche réussit, on pourra l'appliquer à d'autres matières.

12. Réalisation du second thème : normes acceptables en Lettres, Sciences humaines et Sciences sociales applicables à la formation d'officier

Manifestement, le principal défi que pose la réalisation de la norme minimale dans ces matières consiste à en établir une pour les étudiants en Génie. Trouver du temps pour les étudiants en Sciences est moins problématique. Dans le cas des étudiants en Arts, on peut établir dans ce domaine des exigences plus élevées qu'il sera facile de satisfaire.

C'est en fait le reflet du problème énoncé dans la section 11, mais là se termine la similitude. Le principal dilemme consiste à trouver du temps pour que les étudiants en Génie acquièrent les connaissances suffisantes dans les principaux domaines des lettres et sciences humaines, sciences sociales et sciences sociales appliquées qui sous-tendent la profession de militaire dans un contexte canadien.

Le Doyen du Génie a pris part à l'élaboration d'un plan, qu'il avait jugé acceptable, et qui consiste en ce qui suit :

  1. Le cours de Génie économique (IGF 283A) sera maintenu pour les étudiants en Génie. Il s'agit d'un cours de sciences sociales, mais qui est également exigé pour l'agrément du programme de génie.
  2. Une autre condition d'agrément touche l'un des deux cours suivants : IGF 289B/HIF 289B (L'impact des sciences et de la technologie sur l'environnement) ou HIF 289B (L'impact des sciences et de la technologie sur l'Europe moderne et le monde « occidental »). Selon ce plan, le premier cours, qui fait partie du programme de chimie, sera supprimé et tous les étudiants de Génie ainsi que certains étudiants de Sciences devront suivre le deuxième cours; il s'agit d'un cours d'histoire qui porte en grande partie sur l'Europe et les pays nantis, et traite de l'évolution sociale dans un vaste contexte économique, politique et social. Le cours HIF 289B répond par conséquent à de nombreuses exigences de base imposées aux étudiants en Génie et en Sciences.
  3. Communication (orale et écrite) (FRF 151) Éthique, interaction humaine et leadership (PSF 123A, PSF 301A et PSE401B)

Les cours en b. et c. représentent l'équivalent de 6,67 cours réguliers d'un semestre, en termes d'heures de familiarisation, et tous sont énoncés dans le programme de base proposé dans la section 10 en lettres, sciences humaines et sciences sociales pour les étudiants en Génie. Il se pourrait que l'on ait à supprimer la séance d'une heure par semaine de tutorat pour le cours FRF 151.

Par la suite, trois mesures permettraient de libérer du temps additionnel pour permettre aux étudiants en Génie de suivre davantage de cours de base dans des domaines non scientifiques :

  1. En deuxième année, les étudiants en Génie chimique ne suivraient pas la partie II du cours IGF 263 (Dessin technique), tandis que tous les autres étudiants en Génie ne suivraient pas le semestre d'hiver du cours IGF 223 (Chimie et matériaux industriels). Ceci crée un léger écart entre les étudiants de deuxième année du programme de Génie, après le semestre d'automne; toutefois, tout changement ultérieur pourra être facilement effectué sur une base individuelle (voir ci-après).
  2. On supprimerait la séance d'une heure de tutorat en MAF 209 (Probabilités et statistiques) pendant le semestre d'hiver.
  3. En troisième et quatrième années, les cours au choix en arts seront consacrés à des cours de base en arts/sciences humaines.

Ces mesures permettront de libérer du temps pour 3,33 cours de base dans des domaines autres que les sciences, donnant lieu à cet égard à un total de dix équivalents de cours réguliers. Le Groupe de travail a examiné les cours disponibles et on estime que des cours existent déjà pour la majeure partie du contenu du programme de base, mais qu'un certain regroupement pourrait être approprié. Une proposition générale a été adoptée (voir la section 13 ci-après).

Selon la proposition du Doyen, le temps supplémentaire devant être libéré dans le Programme de génie pour inclure le contenu du programme de base équivaut à 176 unités universitaires. Il s'agit là d'une excellente réalisation dans un premier temps, n'impliquant aucune restructuration majeure des cours de génie eux-mêmes, étant donné que cela représente 88 p. 100 de notre première prévision des compressions possibles, qui était de 200 unités universitaires. Toute période supplémentaire nécessaire devra être récupérée à partir des cours existants au moyen d'un processus de réforme plus long et graduel.

Ici encore, dans une version réfléchie de l'application de cette norme minimale au thème de base en sciences, il est clair que lorsque les étudiants en Génie auront atteint la norme minimale prescrite dans des domaines autres que les sciences, les étudiants en Sciences et en Arts l'auront dépassée.

Au paragraphe a. ci-dessus, il est question d'un léger écart entre les spécialisations en génie à partir du milieu de la deuxième année, plutôt que (comme c'est le cas actuellement) à la fin de la deuxième année. Dans un même ordre d'idée, les étudiants en Sciences commenceraient à se différencier des étudiants en Génie après la première année, plutôt qu'au milieu de la deuxième année. En ramenant ces points de différenciation d'un semestre, il est plus facile de composer avec la matière de base. Toutefois, cet écart est si minime qu'il est relativement facile pour un étudiant de changer encore de concentration un semestre plus tard s'il a fait un mauvais choix; en général, il suffira simplement d'introduire un cours additionnel d'un semestre.

13. Comment dispenser les connaissances du programme de base dans les domaines pertinents des lettres, des sciences humaines et sciences sociales : choix et regroupement.

Une multitude de cours en arts et en sciences sociales comportent des éléments majeurs du programme de base :

  1. Six cours portent en grande partie sur l'histoire militaire canadienne; cinq d'entre eux sont disponibles dans les deux langues officielles, et un en français seulement.
  2. Il existe onze autres cours d'histoire militaire; de ce nombre, cinq sont disponibles dans les deux langues officielles, quatre sont en français seulement et deux en anglais seulement.
  3. Six cours traitent de théorie et de stratégie militaires, mais tous sauf un font partie des cours énumérés en a) ou b) ci-dessus.
  4. Il est question de théorie et de pratique du leadership dans 12 cours, tous offerts dans les deux langues officielles.
  5. Il existe également un grand nombre de cours dans d'autres domaines : 20 cours traitent de la formation civique et du gouvernement canadien, avec un léger aperçu dans le domaine du leadership; six portent sur le droit, y compris le droit militaire, en présentant un aperçu de la stratégie; 16 portent sur les affaires internationales, avec un aperçu d'autres domaines; le domaine de la culture transnationale est si vaste que 52 cours portent sur des aspects pertinents de ce secteur, un certain nombre d'entre eux mettant l'accent particulièrement sur des sujets militaires; et au moins 23 autres pourraient être définis comme relevant du domaine des sciences sociales.

Plusieurs de ces cours ne sont pas dispensés chaque année. Il a donc été convenu que certaines matières essentielles doivent être regroupées. Selon une proposition acceptée à l'unanimité par le Groupe de travail, deux paires de cours complémentaires seront créées pour un certain nombre de cours existants dans le département d'Histoire et le département de Politique et Économique. Ces cours s'intituleraient « Canada  » et comporteraient des notions de base sur le droit civique, la culture canadienne, le gouvernement, l'histoire et la société.

Ces cours importants et exigeants deviendraient, en fait, obligatoires pour tous les étudiants, et non seulement pour les étudiants en Génie.

La matière de base minimale prévue sera contenue dans deux cours d'un semestre, dont l'un relèvera du département d'Histoire et l'autre, du département de Politique et Économique. Chaque département assurera dans sa propre perspective l'application d'un processus rigoureux. Ceci n'empêche pas les interactions ou les invités. Toutefois, il existera une version plus complète, formée de deux cours d'une année, qui sera offerte dans les programmes où la disponibilité de temps n'est pas un problème crucial, en particulier dans le domaine des Arts. Ceci renforcera l'impact du programme de base.

Le Groupe de travail a accepté la proposition selon laquelle l'ensemble du programme de premier cycle, y compris le programme de Génie, compose avec les dix à douze équivalents de cours d'un semestre suivants qui portent sur des notions de base en lettres et sciences humaines et en sciences sociales:

  1. les deux cours intitulés « Canada » (portant sur toute une année) pour les étudiants en Génie/Sciences, équivalant à deux cours pour les étudiants en Arts, équivalant àquatre cours
  2. Histoire militaire canadienne - un cours
  3. Stratégie et théorie militaire - un cours
  4. Relations internationales / Culture transnationale - un cours (divers choix sont possibles pour ces trois derniers cours) (pour les étudiants en Génie, le cours HIF 289B est accepté)
  5. Éthique, interaction humaine et leadership - trois cours (obligatoire - voir section 12 ci-dessus)
  6. Langue et culture - deux cours (le cours FRF 151 est obligatoire pour les étudiants en Génie - voir section 12 ci-dessus)

Idéalement, s'il advenait que l'on dispose du temps nécessaire, nous aimerions qu'il y ait un cours pour les relations internationales et un autre pour la culture transnationale.

Afin de démontrer comment on pourrait combiner les matières de base, le département des Arts a fait une autre proposition visant à incorporer dans le cours d'histoire militaire de base l'évolution des principes fondamentaux du droit militaire.

14. Utilisation accrue d'exemples ou de problèmes du domaine militaire dans une vaste gamme de cours

Tel que mentionné dans la section 5 ci-dessus, il est possible d'avoir recours pour l'exécution de ce projet à la participation des étudiants de deuxième cycle au programme de premier cycle, où ils servent également d'importants modèles de rôle. Une hausse de cette participation est préconisée dans la Recommandation 12 du rapport du Groupe d'étude ainsi que dans les commentaires qui y sont annexés.

Le Doyen des Études supérieures a rencontré le Groupe de travail et a appuyé en entier la Recommandation 12 du Groupe d'étude. En outre, il a traité des mesures récentes qui ont été prises pour puiser davantage dans ces ressources. Il faudra toutefois un peu de temps avant d'en constater tous les effets, car les changements apportés à la matière des cours évolueront grâce à la collaboration de divers intervenants et à la participation des étudiants de premier cycle en tant que tuteurs ou dans d'autres rôles.

Cette amélioration devrait être perçue comme un renforcement du programme de base, plutôt que comme une partie du contenu de base minimum requis. Comme cela touche un grand nombre de cours, dont plusieurs sont au choix, il ne peut en être autrement.

15. Calendrier pour la mise en application du programme de base au CMR (MANDAT 6b)

En supposant l'existence des ressources nécessaires, il n'y a que deux principaux facteurs qui influent sur les étapes de la mise en application. Le premier touche l'introduction progressive rendue nécessaire par les préalables. Ceci est surtout vrai lorsqu'il est question d'accroître les connaissances en sciences des étudiants en Arts. S'il est possible de délimiter dès maintenant certains créneaux à options, une mise en application complète au cours des années supérieures ne pourra se réaliser en 1999-2000. Il est préférable de prendre le meilleur départ possible pour la première année en 1999-2000, et de ne pas être aussi exigeant pour les étudiants de deuxième, troisième et quatrième années, parce qu'ils n'ont pas nécessairement reçu les mêmes éléments de base que ceux de la première année.

Le second élément majeur est l'élaboration de nouveaux cours. La plupart des cours de base sont des versions modifiées ou quelque peu adaptées de cours existants. Ce n'est pas le cas des cours intitulés « Canada » et une période d'élaboration devient donc nécessaire. À noter que la version la plus longue, destinée aux étudiants en Arts, est la plus facile à élaborer, et que c'est très bien ainsi, étant donné qu'il faudra en avoir préparé une version sommaire pour la première année dès septembre 1999. La version abrégée, destinée aux étudiants en Génie et en Sciences, devra être une compression de la version plus longue et ne pourra être mise au point qu'après une période d'essai de cette version plus élaborée. Heureusement, selon le calendrier établi en Génie/Sciences, ces deux cours d'un semestre ne peuvent commencer qu'en deuxième année, ce qui fait que les étudiants entrant au Collège en septembre 1999 pourront avoir accès à cette version en l'an 2000-2001.

En réalité, il existe de bonnes raisons pour dispenser les cours « Canada » (version abrégée) en deuxième année aux étudiants en Génie et en première année aux étudiants en Arts.

En septembre 1999, le nouveau cours de deux semestres intitulé Introduction à l'histoire canadienne (la version longue de la partie des cours « Canada » portant sur l'histoire) pourra être dispensé, mais la version d'un semestre ne sera prête qu'en septembre 2000. Le département d'Histoire propose également d'élaborer un cours de stratégie d'un semestre pour les étudiants de troisième ou quatrième année qui sera dispensé au plus tard en septembre 2001. On laisserait tomber alors le cours HIF 100.

Pour l'année 1999, la contribution du département de Politique et Économique serait évolutive, car on propose de modifier à cette fin le cours POF 104 (intitulé Introduction à la géopolitique), en traitant de façon beaucoup plus marquée des sujets touchant le gouvernement canadien, la politique et la société, dans les parties du cours traitant à la fois de science politique et de géographie. De cette façon, on contribuera à l'élaboration du cours « Canada », tout en se reposant fortement sur des comparaisons avec d'autres. En septembre 2000, on aura élaboré entièrement la composante politique et économique des cours « Canada » (version longue) et une version abrégée aura été préparée également pour les étudiants en Génie.

Les cours de sciences modifiés pour les étudiants de première année en Arts peuvent être prêts pour septembre 1999.

16. Ressources

La réorganisation du programme de base, telle que proposée, nécessite une quantité modérée de ressources supplémentaires. On peut les regrouper en deux catégories, selon qu'il s'agisse de coûts uniques ou de coûts permanents.

Les coûts uniques atteindront selon toute vraisemblance environ 26 000 dollars pour l'élaboration de cours et le matériel nécessaire en histoire ainsi qu'en politique et économique, pendant une période de 18 mois. Il faudra également environ 50 000 dollars pour de l'équipement en raison de l'augmentation du nombre d'étudiants qui suivront des cours de sciences en laboratoire, advenant que l'on décide de fournir des laboratoires aux étudiants en Arts.

L'analyse des coûts permanents est relativement simple. En Génie, les heures d'enseignement seraient diminuées en raison du retrait du cours IGF 289B et de la diminution des activités en IGF 263 et IGF 223. Les diverses sections non dispensées représentent de 1 à 1,5 ETP. Toutefois, il n'est pas logique de pénaliser des étudiants en Génie en leur retirant 1,5 ETP, car cet excédent s'avérera fort utile dès que commencera la mise en application de la Recommandation 5 du rapport Withers (accroître le nombre d'inscriptions au premier cycle) et, même avant, il pourrait servir pour dispenser éventuellement une formation supplémentaire en sciences aux étudiants en Arts.

En Sciences, l'activité générale permanente demeurerait sensiblement la même, mais on assisterait à un changement parmi les départements offrant le plus grand nombre de cours.

La faculté des Arts, en particulier, devra s'acquitter de charges supplémentaires concernant le programme de base, et aura besoin d'un certain appui pour répondre à cet engagement plus important. La participation des étudiants de deuxième cycle, en particulier ceux du département des Études de la guerre, ne peut être garantie, étant donné qu'on ne peut prévoir le nombre de candidats disponibles.

En Histoire ainsi qu'en Politique et Économique, une analyse des cours supplémentaires à dispenser, même en tenant compte du retrait du cours Histoire 100, conjuguée aux exigences d'une plus grande coordination, représente un total d'environ trois enseignants à temps plein, ainsi que les locaux à bureaux et l'équipement, les fournitures, les textes et les diverses indemnités connexes. Le retrait du cours HIF 100, par exemple, pourrait faire en sorte qu'il faille dispenser chaque année le cours HIF 384. La présence de trois enseignants à temps plein représente un coût annuel d'environ 318 000 dollars, si l'on tient compte des traitements, avantages, hausse de frais d'exploitation connexes non liés au traitement, frais administratifs et dépenses de recherches.

Il peut sembler curieux que si le même nombre d'étudiants suivent le même nombre d'heures de cours, les coûts soient quelque peu plus élevés pour mettre en application le nouveau programme de base. En fait, ce ne sera pas le cas :

  1. Si les cours supplémentaires pour lesquels il y a peu de demandes peuvent être dispensés sur une période de rotation de deux ans. Toutefois, la grande majorité de ces cours le sont déjà. Personne ne s'oppose à dispenser à une fréquence moindre les cours pour lesquels il y a peu d'inscrits. C'est toutefois une piètre politique de laisser tomber complètement des cours à options utiles, car il faut par la suite déployer des efforts considérables pour pouvoir les dispenser à nouveau.
  2. Si l'on pouvait doubler ou tripler la taille des sections. Ceci pourrait être possible, mais est peu souhaitable dans le cas d'un ensemble de cours de premier plan dans un domaine de connaissance de base, en particulier dans un contexte où les étudiants ont relativement peu de temps pour l'étude personnelle.

En effet, un examen consciencieux des répercussions qu'entraînerait une hausse du travail d'état-major par un facteur supérieur à 1,5 ETP pour dispenser cet enseignement supplémentaire en lettres et sciences humaines / sciences sociales, révèle que la taille des sections dans certains cours actuels diminuerait, de même que la taille moyenne des sections. Ici encore, si la Recommandation 5 est mise en application, cette capacité supplémentaire devient nécessaire et on en fera bon usage à la veille des inscriptions.

On note une complication supplémentaire en Arts, si l'on souhaite dispenser certains cours « à option » moins fréquemment. Bon nombre de cours considérés comme étant à option sont nécessaires dans leurs programmes respectifs. En fait, il y a en Arts beaucoup moins de cours à option qu'il peut le sembler à première vue.

De plus, la plupart des compétences dispensées en Arts ne sont le fait que d'une seule personne; les départements éprouvent souvent beaucoup de difficultés à trouver des enseignants pour certains cours.

Toutefois, il est également vrai que pendant la période de transition, plusieurs enseignants de toutes les unités devront fournir des efforts supplémentaires pour revoir la conception de certains cours et mener à bien l'élaboration d'un calendrier et l'intégration des cours.

Toute période de modification du programme de base nécessite un effort supplémentaire intense de la part des enseignants. Cet effort supplémentaire est difficile à quantifier et fait appel généralement à un haut degré de créativité. Pendant ces périodes de changement, le moral des enseignants est extrêmement important. Tout au long de la période de changement qui suivra, il sera de plus en plus important pour les FC de démontrer le plus grand respect possible pour les contributions actuelles et potentielles des enseignants civils. Ce respect peut se manifester de diverses façons, mais sans lui, il sera très difficile de réaliser un changement important ou de tirer profit des synergies énoncées en 6a) ci-dessus.

17. Présentation des aspects militaires du programme de base à tous les officiers des FC (Mandat 6c)

Le Rapport du Groupe d'étude indique clairement que le contenu du programme de base est maintenant jugé essentiel à la formation d'officiers. Si l'un de ces éléments essentiels manque à l'éducation reçue par des officiers commissionnés par l'entremise d'autres processus d'admission, on nous a demandé de vérifier comment faire en sorte que tous les officiers acquièrent les connaissances nécessaires relatives à ces éléments (Mandat, section 6c).

En outre, le nombre de demandes concernant la période supplémentaire de 12 à 13 mois du MLA est très élevé. En réalité, il ne s'agit pas réellement d'une période supplémentaire de 13 mois, étant donné que deux mois sont déjà disponibles et utilisés (soit l'été précédant l'entrée en première année). Par conséquent, si un petit nombre de cours d'un semestre faisant partie du programme de base pourront être dispensés pendant cette période, les autres, formant la majeure partie du programme de base, ne pourront pas l'être. Ces cours universitaires pertinents sur le plan militaire n'ont, jusqu'à maintenant, été disponibles qu'au Collège.

Le problème sera en partie atténué par la mise en application de la recommandation visant à hausser à un taux de 35 à 40 p. 100 le pourcentage de diplômés du CMR dans le corps des officiers des FC (Recommandation 5 du Groupe d'étude). Pour les étudiants qui auront utilisé d'autres voies d'admission, et en fait pour certains officiers déjà en place, il peut être possible de dispenser la plupart des cours essentiels par l'entremise des Études permanentes. Ceci pourrait avoir lieu soit pendant l'été, entre deux semestres réguliers de cours dans des universités civiles, ou pendant des périodes appropriées après qu'ils auront reçu leur commission. Les efforts récents du Collège pour développer le domaine des Études permanentes indiquent qu'une telle capacité existe. Ces activités nécessiteront des ressources supplémentaires; bien que ces besoins ne soient pas élevés, il est essentiel de ne pas les ignorer.

18. Liste de contrôle du Mandat

Le présent Groupe de travail avait pour mission « d'élaborer un programme d'études de base conformément aux recommandations du Groupe d'étude du Conseil des gouverneurs, d'identifier les facteurs et d'évaluer les répercussions de l'introduction d'un tel programme au CMR. » Nous croyons y être parvenus.

La ligne directrice 6a1) nécessitait l'identification de facteurs internes et externes, que nous avons longuement commentés. Il nous a fallu bien connaître la description des exigences militaires fondamentales-O. Le rapport du programme de base avec cette description est exposé dans la section 8 ci-dessus.

La ligne directrice 6a2) nous demandait d'évaluer l'impact des modifications, et s'oriente en particulier sur les Recommandations 25c et e du rapport Withers. Ces questions sont traitées en profondeur à la section 10 ci-dessus.

La ligne directrice 6a3) nous demandait d'évaluer les ressources nécessaires pour mettre en application ces modifications (section 16) et pour établir avec précision la crédibilité de ce que nous avons proposé. La communauté universitaire a très bien accueilli les propositions.

La ligne directrice 6b nous demandait d'établir un calendrier réaliste pour la mise en application, en fixant le début au cours de l'AF 1999-2000 (section 15).

La ligne directrice 6c nous demandait de recommander une façon de dispenser à tous les officiers des FC les aspects militaires de ce programme de base (section 17).

Aux termes du Mandat, ce rapport devait être présenté avant le 30 mars 1999, soit dans une semaine.

Nous demeurons persuadés que les structures universitaires du Collège peuvent continuer à soutenir le programme de base à mesure qu'il évolue. Nous recommandons une consultation continue avec les FC relativement à tout changement ultérieur.

19. Perspectives

En exécutant son travail dans la période quelque peu restreinte allouée à son mandat, le Groupe de travail a cherché à consulter le plus grand nombre de personnes possibles, y compris les doyens, directeurs de département, membres du corps professoral et autres. Tous les enseignants ont été invités à un échange portant sur les rapports intérimaires et rapports d'étape au Conseil de la faculté, et ont été également invités à présenter leurs commentaires par écrit, ce que certains ont fait.

Nous considérons que le Conseil a cherché à obtenir de notre part un plan d'ensemble réalisable, plutôt que les détails précis de l'élaboration d'un programme d'études. En soumettant le présent rapport au Conseil des gouverneurs, le Groupe de travail est conscient de la possibilité que le travail détaillé encore nécessaire fasse évoluer davantage le concept.

Si le Conseil des gouverneurs accepte le présent rapport, et sous réserve de la disponibilité des ressources, des résolutions reflétant les modifications au programme de base recommandées dans le rapport seront soumises au Conseil de la faculté et au Conseil des études. Il est naturel et souhaitable que le débat qui s'ensuivra permette d'améliorer notre travail, et nous ne souhaitons pas que le présent document constitue un modèle rigide. Nous le considérons comme porteur de bons conseils pour les organismes universitaires chargés de l'approbation du contenu des cours, du contrôle et de l'accréditation des titres universitaires ainsi que de la coordination.

Conclusion

Nous, membres du Groupe de travail, apprécions vivement l'occasion qui nous a été donnée. Au cours de l'élaboration d'un programme de base adéquat, nous avons pu traiter des questions de connaissances, d'aptitudes, d'adaptabilité, de contexte et de valeurs. Tous les membres du Groupe ont profité d'une bonne coopération et de nombreux échanges de vue entre membres civils et militaires, et considèrent très efficace le travail de tels comités mixtes.

On ne peut comprendre entièrement un programme de base pour l'éducation de jeunes officiers qu'à la lumière d'un exposé clair de la place adéquate de la profession de militaire dans le contexte canadien, et d'une compréhension des missions futures possibles des FC. Ces notions ne nous ont pas été exprimées de façon explicite, et nous croyons que cela est justifié.

Néanmoins, nous sommes conscients des hypothèses énoncées par le rapport Withers en ces domaines. De là, nous avons la possibilité de recommander des choix pour un programme de base qui pourrait permettre d'améliorer grandement la position de la profession de militaire au Canada au cours des années à venir. Nous espérons avoir réussi à le faire.