Conseil des Gouverneurs
Programme d'études de base
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6. Trouver du temps pour le programme de base
a) Synergie
Par synergie, nous faisons référence aux possibilités que les élèves-officiers consacrent leur temps à l'atteinte d'un double, voire même d'un triple objectif. Il existe en effet une possibilité de synergie entre le domaine des études et le domaine militaire, selon laquelle des questions ou exemples militaires peuvent figurer dans des cours universitaires pour lesquels des crédits sont émis, (Recommandation 30 du Groupe d'étude) ou, selon laquelle des activités de formation ont un contenu pédagogique (Recommandation 28 du Groupe d'étude). Une synergie est également possible entre les activités de formation et les activités d'aptitudes physiques militaires, bien que ce ne soit pas là l'objet du présent rapport. Enfin, une synergie est possible entre les cours universitaires et l'acquisition d'aptitudes en langue seconde (Recommandations 25c et e du Groupe d'étude).
Le recours à des synergies est l'une des techniques essentielles pour libérer le temps nécessaire à l'intégration d'un programme de base plus détaillé sans imposer aux élèves-officiers un stress additionnel ou les amener à s'acquitter de leurs responsabilités de façon superficielle.
b) Trouver du temps à l'intérieur des programmes sans entraîner de conséquences néfastes
Avant même que le Groupe de travail ne se réunisse, le Doyen du Génie avait déjà effectué un important travail d'avant-projet qui laissait entrevoir la possibilité de libérer jusqu'à 200 AU (unités universitaires) dans les programmes de Génie, pour l'intégration du programme de base, sans répercussions importantes sur le plan de l'accréditation du CACE. Ceci libérerait un autre 8 à 9 p. 100 d'un programme type de Génie pour d'autres cours obligatoires, en plus de ce qui se fait aujourd'hui. Les données avancées par le Doyen sont corroborées par des données antérieures obtenues pour toute la gamme des programmes de Génie au moment de leur dernière accréditation. En outre, les hypothèses du Doyen ont été confirmées par deux consultants de l'extérieur hautement reconnus.
On note également que le Groupe d'étude estimait qu'une diminution du temps accordé à l'exercice pourrait permettre de libérer un plus grand nombre de périodes. La dernière phrase de la page 45 du rapport se lit comme suit : « Nous recommandons fortement que le programme d'exercice soit examiné soigneusement afin de réduire de façon substantielle le nombre d'heures consacrées à cette activité ». Toutefois, certains sont d'avis que cette réduction devrait servir principalement à alléger l'horaire très chargé des élèves-officiers. Il faut résister à la tentation d'ajouter des obligations officielles chaque fois que se crée une période libre.
