Conseil des Gouverneurs
Programme d'études de base
Information archivée dans le Web
Information archivée dans le Web à des fins de consultation, de recherche ou de tenue de documents. Cette dernière n'a aucunement été modifiée ni mise à jour depuis sa date de mise en archive. Les pages archivées dans le Web ne sont pas assujetties aux normes qui s'appliquent aux sites Web du gouvernement du Canada. Conformément à la Politique de communication du gouvernement du Canada, vous pouvez demander de recevoir cette information dans tout autre format de rechange. (Hyperlien à la page « Contactez-nous » de l'institution).
9. Répercussions possibles de la période de 13 mois préalable à l'entrée au CMR actuellement envisagée/élaborée à Ottawa (Modèle de leadership amélioré)
Le Groupe de travail a été très bien informé de l'évolution du MLA. Nous ne sommes pas en mesure de commenter sur son efficacité possible dans la préparation des candidats qui empruntent les autres voies d'admission. Nous ne pouvons prédire non plus ses répercussions sur le recrutement d'élèves-officiers pour le CMR. Bien que le présent rapport énonce les changements nécessaires à l'implantation d'un nouveau programme de base sans MLA, ce qui suit présente les changements que la plus récente version de MLA apporterait au présent rapport.
Si cette période de 13 mois était répartie de la façon proposée actuellement, les « diplômés » du MLA arrivant au CMR en première année seraient plus matures (à l'exception des candidats à l'année préparatoire), mieux informés au sujet des choix possibles de GPM, davantage bilingues et auraient profité de mesures correctives pour combler les écarts sur le plan des choix de cours ou niveaux de réalisation à l'école secondaire (nivellement du terrain). Ils auraient déjà également atteint un niveau raisonnable d'exercice. En outre, ils auraient déjà probablement acquis certains équivalents de cours d'un semestre (au niveau de la première année universitaire) dans des domaines du programme de base. Tout ceci aurait des répercussions positives pour le Collège.
Tout d'abord, cela créerait une certaine disponibilité. Une diminution des besoins sur le plan de l'exercice pourrait libérer du temps et réduire par conséquent les contraintes imposées à cet égard aux élèves-officiers, tel que susmentionné en 6 b). L'acquisition antérieure de crédits pour un à quatre demi-cours du programme de base pourrait permettre un plus grand choix de cours au Collège, ou le traitement plus en profondeur matières importantes sur le plan militaire, pour accroître ainsi les connaissances au niveau DP2 (voir ci-après).
De plus, grâce au MLA, les élèves-officiers devraient avoir atteint à leur arrivée au CMR de plus hauts niveaux de bilinguisme que ceux qu'ils acquièrent actuellement au cours de l'été précédant l'entrée en première année. Dans le cas des élèves-officiers anglophones en particulier, cet avantage ne peut être maintenu que si le Collège fait des efforts valables pour offrir un milieu vraiment bilingue. De plus forts taux de bilinguisme pourraient influencer l'enseignement. Le 9 novembre dernier, le Doyen des Services universitaires a indiqué au Groupe de travail que, même à l'heure actuelle, la grande majorité des élèves-officiers atteignent les niveaux de bilinguisme requis (BBB) au plus tard à la fin de la troisième année, et qu'un grand nombre d'entre eux y parviennent à la fin de la deuxième année. L'amélioration que cette réalisation déjà très importante pourrait raréfier dorénavant la redondance de cours en quatrième année et rendre automatique et sans controverse la majeure partie du moins de la Recommandation 25 c) du Groupe d'étude. En outre, cela libérerait jusqu'à cinq heures par semaine de temps consacré à l'apprentissage d'une langue seconde pour tout élève-officier qui atteint le niveau souhaité; ce qui, dans certains cas, se produit vers les débuts du programme. Ce temps pourrait être consacré à d'autres fins, ou servir à alléger l'horaire très chargé imposé aux élèves-officiers.
Les plans actuels élaborés pour le MLA inclus une année préparatoire à Saint-Jean pour ceux qui en ont besoin (ceux qui ont complété une 11e année au Québec et n'ont pas fréquenté le cégep, ainsi que les diplômés d'écoles secondaires de certaines autres régions ou de certains programmes). Nous craignons que l'insertion d'une première année de cégep dans le MLA ne restreigne l'acquisition d'autres connaissances pour ce groupe plus jeune. Il est certain que pour tous les autres groupes, le MLA ne remplace pas même une grande partie d'une année universitaire, et ne permet pas, par conséquent, d'obtenir un baccalauréat spécialisé après trois ans au CMR. L'année d'application du MLA ne se déroulera pas sans effort. Afin de maintenir la crédibilité à l'égard des normes, toutes les composantes pédagogiques du Modèle devront être soigneusement validées et contrôlées par le Collège, qui devra également approuver et superviser le personnel militaire qui dispense ces cours. Le Groupe de travail estime qu'il serait pratique que l'ensemble du personnel d'exploitation du MLA rendent compte au Commandant du Collège.
Le Groupe de travail sait également que certains défenseurs du MLA espèrent qu'il pourra créer un courant favorisant l'acquisition d'un baccalauréat général de trois ans au Collège. Bien que cela excède notre mandat, nous avons certains commentaires à ce sujet. Même si le Groupe de travail continue de croire, comme nous l'avons dit plus haut, qu'on ne peut insérer un programme spécialisé dans une période de trois années universitaires au Collège, même avec l'amélioration de certains cours du MLA, il est toutefois très possible d'y obtenir un baccalauréat général (et même un baccalauréat général suffisamment enrichi). Quelques mises en garde s'imposent toutefois :
- Le baccalauréat général ne s'applique évidemment qu'aux étudiants en Arts ou en Sciences, et non aux étudiants en Génie.
- On doit maintenir les masses critiques en quatrième année dans les divers programmes, bien qu'avec l'expansion prévue du nombre d'étudiants de premier cycle, cette inquiétude pourrait s'avérer injustifiée. Toutefois, même si le nombre d'admissions annuelles au premier cycle augmente de 1,6 par rapport au nombre actuel (Recommandation 5 du Groupe d'étude), et que, par rapport au ratio du contingent de base actuel, un nombre plus petit de ces nouveaux arrivés s'inscrivent en Génie, ceci signifierait toujours une limite de 50 à 80 diplômés par année au programme du baccalauréat général.
- La qualité des candidats recrutés au CMR diminuerait de façon marquée si on laissait entendre qu'un bon étudiant qui souhaite compléter une quatrième année et obtenir un baccalauréat spécialisé pourrait être forcé de terminer en troisième année et d'accepter un baccalauréat général. En ce qui a trait au baccalauréat général, le libre choix doit être la règle, sauf dans les cas de faible rendement sur le plan des études. Toutefois, il est vraisemblable qu'un nombre raisonnable de candidat s'inscriront au baccalauréat général.
- Il se peut que certains élèves-officiers qui obtiennent un baccalauréat général souhaitent compléter plus tard un baccalauréat spécialisé. Le programme des Études permanentes du Collège doit être prêt à traiter certains de ces cas.
- Le programme d'études de base élaboré dans le présent rapport représente beaucoup plus que 30 p. 100 d'un programme de baccalauréat général. Comme ce programme de base est jugé essentiel à la formation d'officier, il devra être pleinement intégré au programme du baccalauréat général, dont il représentera environ 50 p. 100. Il s'agira par conséquent d'un baccalauréat général comportant peu de choix.
