Conseil des Gouverneurs
Programme d'études de base
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16. Ressources
La réorganisation du programme de base, telle que proposée, nécessite une quantité modérée de ressources supplémentaires. On peut les regrouper en deux catégories, selon qu'il s'agisse de coûts uniques ou de coûts permanents.
Les coûts uniques atteindront selon toute vraisemblance environ 26 000 dollars pour l'élaboration de cours et le matériel nécessaire en histoire ainsi qu'en politique et économique, pendant une période de 18 mois. Il faudra également environ 50 000 dollars pour de l'équipement en raison de l'augmentation du nombre d'étudiants qui suivront des cours de sciences en laboratoire, advenant que l'on décide de fournir des laboratoires aux étudiants en Arts.
L'analyse des coûts permanents est relativement simple. En Génie, les heures d'enseignement seraient diminuées en raison du retrait du cours IGF 289B et de la diminution des activités en IGF 263 et IGF 223. Les diverses sections non dispensées représentent de 1 à 1,5 ETP. Toutefois, il n'est pas logique de pénaliser des étudiants en Génie en leur retirant 1,5 ETP, car cet excédent s'avérera fort utile dès que commencera la mise en application de la Recommandation 5 du rapport Withers (accroître le nombre d'inscriptions au premier cycle) et, même avant, il pourrait servir pour dispenser éventuellement une formation supplémentaire en sciences aux étudiants en Arts.
En Sciences, l'activité générale permanente demeurerait sensiblement la même, mais on assisterait à un changement parmi les départements offrant le plus grand nombre de cours.
La faculté des Arts, en particulier, devra s'acquitter de charges supplémentaires concernant le programme de base, et aura besoin d'un certain appui pour répondre à cet engagement plus important. La participation des étudiants de deuxième cycle, en particulier ceux du département des Études de la guerre, ne peut être garantie, étant donné qu'on ne peut prévoir le nombre de candidats disponibles.
En Histoire ainsi qu'en Politique et Économique, une analyse des cours supplémentaires à dispenser, même en tenant compte du retrait du cours Histoire 100, conjuguée aux exigences d'une plus grande coordination, représente un total d'environ trois enseignants à temps plein, ainsi que les locaux à bureaux et l'équipement, les fournitures, les textes et les diverses indemnités connexes. Le retrait du cours HIF 100, par exemple, pourrait faire en sorte qu'il faille dispenser chaque année le cours HIF 384. La présence de trois enseignants à temps plein représente un coût annuel d'environ 318 000 dollars, si l'on tient compte des traitements, avantages, hausse de frais d'exploitation connexes non liés au traitement, frais administratifs et dépenses de recherches.
Il peut sembler curieux que si le même nombre d'étudiants suivent le même nombre d'heures de cours, les coûts soient quelque peu plus élevés pour mettre en application le nouveau programme de base. En fait, ce ne sera pas le cas :
- Si les cours supplémentaires pour lesquels il y a peu de demandes peuvent être dispensés sur une période de rotation de deux ans. Toutefois, la grande majorité de ces cours le sont déjà. Personne ne s'oppose à dispenser à une fréquence moindre les cours pour lesquels il y a peu d'inscrits. C'est toutefois une piètre politique de laisser tomber complètement des cours à options utiles, car il faut par la suite déployer des efforts considérables pour pouvoir les dispenser à nouveau.
- Si l'on pouvait doubler ou tripler la taille des sections. Ceci pourrait être possible, mais est peu souhaitable dans le cas d'un ensemble de cours de premier plan dans un domaine de connaissance de base, en particulier dans un contexte où les étudiants ont relativement peu de temps pour l'étude personnelle.
En effet, un examen consciencieux des répercussions qu'entraînerait une hausse du travail d'état-major par un facteur supérieur à 1,5 ETP pour dispenser cet enseignement supplémentaire en lettres et sciences humaines / sciences sociales, révèle que la taille des sections dans certains cours actuels diminuerait, de même que la taille moyenne des sections. Ici encore, si la Recommandation 5 est mise en application, cette capacité supplémentaire devient nécessaire et on en fera bon usage à la veille des inscriptions.
On note une complication supplémentaire en Arts, si l'on souhaite dispenser certains cours « à option » moins fréquemment. Bon nombre de cours considérés comme étant à option sont nécessaires dans leurs programmes respectifs. En fait, il y a en Arts beaucoup moins de cours à option qu'il peut le sembler à première vue.
De plus, la plupart des compétences dispensées en Arts ne sont le fait que d'une seule personne; les départements éprouvent souvent beaucoup de difficultés à trouver des enseignants pour certains cours.
Toutefois, il est également vrai que pendant la période de transition, plusieurs enseignants de toutes les unités devront fournir des efforts supplémentaires pour revoir la conception de certains cours et mener à bien l'élaboration d'un calendrier et l'intégration des cours.
Toute période de modification du programme de base nécessite un effort supplémentaire intense de la part des enseignants. Cet effort supplémentaire est difficile à quantifier et fait appel généralement à un haut degré de créativité. Pendant ces périodes de changement, le moral des enseignants est extrêmement important. Tout au long de la période de changement qui suivra, il sera de plus en plus important pour les FC de démontrer le plus grand respect possible pour les contributions actuelles et potentielles des enseignants civils. Ce respect peut se manifester de diverses façons, mais sans lui, il sera très difficile de réaliser un changement important ou de tirer profit des synergies énoncées en 6a) ci-dessus.
